Le Pape Jean-Paul 2 nous parle des femmes !

24 Sep. 2019 | cadeau catholique, La Box, Livret Auréole Box, Paroles édifiantes | 0 commentaires

 Parmi les nombreux textes qu’il a écrit, il y a en a deux qui s’adresse spécifiquement aux femmes : son encyclique « De la dignité de la femmes » de 1988 et sa « lettre aux femmes » de 1995. Voici deux extraits choisis de ces textes que nous avions à coeur de
vous partager.

La conscience d’une mission
La dignité de la femme est intimement liée à l’amour qu’elle reçoit en raison même de sa féminité et, d’autre part, à l’amour qu’elle donne à son tour. La vérité sur la personne et sur l’amour se trouve ainsi confirmée. Au sujet de la vérité de la personne, il faut recourir une fois encore au Concile Vatican II:
«L’homme, seule créature sur terre que Dieu ait voulue pour elle même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même»

Cela concerne tout être humain, en tant que personne créée à l’image de Dieu, qu’il soit un homme ou une femme. L’affirmation de nature ontologique incluse ici suggère aussi la dimension éthique de la vocation de la personne. La femme ne peut se trouver elle-même si ce n’est en donnant son amour aux autres.

Si la dignité de la femme témoigne de l’amour qu’elle reçoit pour aimer à son tour, le
paradigme biblique de la «femme» semble montrer aussi que c’est le véritable ordre de l’amour qui définit la vocation de la femme elle-même. Il s’agit ici de la vocation dans son sens fondamental, on peut dire universel, qui se réalise et s’exprime par les «vocations» multiples de la femme dans l’Eglise et dans le monde.

La force morale de la femme, sa force spirituelle, rejoint la conscience du fait que Dieu lui confie l’homme, l’être humain, d’une manière spécifique.

Naturellement, Dieu confie tout homme à tous et à chacun. Toutefois cela concerne la femme d’une façon spécifique _ précisément en raison de sa féminité _ et cela détermine en particulier sa vocation.

A partir de cette prise de conscience et de ce qui est confié, la force morale de la
femme s’exprime à travers les très nombreuses figures féminines de l’Ancien Testament, du temps du Christ, des époques suivantes jusqu’à nos jours. La femme
est forte par la conscience de ce qui lui est confié, forte du fait que Dieu «lui confie
l’homme», toujours et de quelque manière que ce soit, même dans les conditions de
discrimination sociale où elle peut se trouver. Cette conscience et cette vocation
fondamentale disent à la femme la dignité qu’elle reçoit de Dieu lui-même, et cela la
rend «forte» et affermit sa vocation. Ainsi la «femme vaillante» (cf. Pr 31, 10) devient
un soutien irremplaçable et une source de force spirituelle pour les autres qui se
rendent compte de l’énergie considérable de son esprit. A ces «femmes vaillantes»
sont très redevables leurs familles et parfois des nations entières.

A notre époque, les réussites de la science et de la technique permettent d’arriver à
un bien-être matériel d’un degré inconnu jusqu’alors, et cela, tandis que certains en
sont favorisés, en conduit d’autres à la marginalisation. Dans ces conditions, un tel
progrès unilatéral peut entraîner aussi une disparition progressive de l’attention à
l’homme, à ce qui est essentiellement humain.

En ce sens, surtout de nos jours, on compte sur la manifestation du «génie» de la femme pour affermir l’attention à l’homme en toute circonstance, du fait même qu’il est homme! Car «la plus grande, c’est la charité» (cf. 1 Co 13, 13).

C’est pourquoi une lecture attentive du paradigme biblique de la «femme» _ du Livre de la Genèse à l’Apocalypse montre bien en quoi consistent la dignité et la vocation
de la femme et ce qui en elles est immuable et ne perd pas son actualité, ayant son «fondement ultime dans le Christ, le même hier, aujourd’hui et à jamais». Si l’homme
est confié par Dieu à la femme d’une manière spécifique, cela ne signifie-t-il pas que
le Christ compte sur elle pour accomplir le «sacerdoce royal» (1 P 2, 9) qui est la
richesse du don qu’il a fait aux hommes? Cet héritage même, le Christ, unique grand
prêtre de l’Alliance nouvelle et éternelle, et Epoux de l’Eglise, ne cesse de le remettre
au Père par l’Esprit Saint, afin que Dieu soit «tout en tous» (1 Co 15, 28).

Alors parviendra à son accomplissement définitif la vérité que «la plus grande, c’est
la charité» (cf. 1 Co 13, 13).

«Si tu savais le don de Dieu»
«Si tu savais le don de Dieu» (Jn 4, 10), dit Jésus à la Samaritaine au cours d’un de
ces dialogues admirables qui montrent toute son estime pour la dignité de chaque
femme et pour la vocation qui permet à chacune de participer à sa mission de
Messie.

Les présentes réflexions, désormais parvenues à leur terme, sont orientées vers la
reconnaissance, à l’intérieur du «don de Dieu», de ce que Lui, Créateur et Rédempteur, confie à la femme, à chaque femme. Dans l’Esprit du Christ, en effet, elle peut découvrir tout le sens de sa féminité et ainsi se disposer au «don désintéressé d’elle-même» aux autres, et, par là, «se trouver» elle-même.

En l’Année mariale, l’Eglise désire remercier la Très Sainte Trinité pour le «mystère
de la femme» et pour toute femme, pour ce qui constitue la dimension éternelle de sa dignité féminine, pour les «merveilles de Dieu» qui, dans l’histoire des générations
humaines, se sont accomplies en elle et par elle.

En définitive, n’est-ce pas en elle et par elle que s’est accompli ce qu’il y a de plus grand dans l’histoire de l’homme sur terre, l’événement que Dieu lui-même se soit fait homme?

C’est pourquoi l’Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles:
pour les mères, pour les soeurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à
Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d’êtres humains qui attendent l’amour gratuit d’une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l’être
humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les
femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande
responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»:
pour toutes, telles qu’elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la
richesse de leur féminité, telles qu’elles ont été entourées de son amour éternel;
telles qu’avec l’homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie»
temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu’elles
portent, avec l’homme, la responsabilité commune du destin de l’humanité, selon les
nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en
Dieu, au sein de l’ineffable Trinité.

L’Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l’histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine.

L’Eglise demande en même temps que ces inestimables «manifestations de l’Esprit» (cf. 1 Co 12, 4 ss.), données avec une grande générosité aux «filles» de la Jérusalem éternelle, soient attentivement reconnues, mises en valeur, afin qu’elles concourent au bien commun de l’Eglise et de l’humanité, spécialement à notre époque. Méditant le mystère biblique de la «femme», l’Eglise prie pour que toutes les femmes se retrouvent elles-mêmes dans ce mystère, pour qu’elles retrouvent leur «vocation suprême».

Puisse Marie, qui «précède toute l’Eglise dans l’ordre de la foi, de la charité et de la
parfaite union au Christ», obtenir aussi ce «fruit» pour nous tous, en l’Année que
nous lui avons consacrée, au seuil du troisième millénaire après l’avènement du
Christ!

En exprimant ces vœux, j’accorde à tous les fidèles, et spécialement aux femmes,
nos sœurs dans le Christ, la Bénédiction Apostolique. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 15 août 1988, Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, en la dixième année de mon pontificat.
Jean-Paul II.

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