le mystère de la Vierge-Marie: un mystère brûlant d’actualité!

8 Mai. 2020 | Livret Auréole Box, Spiritualité, Vierge-Marie | 4 commentaires

“La sainteté, c’est d’être la joie des autres” nous dit l’abbé Maurice Zundel en méditant sur le mystère de la Vierge-Marie. 

Nous voudrions entrer dans ce mois de Mai en nous mettant à l’écoute de ces paroles lumineuses sur Celle dont le sourire, la pureté et l’ardeur à aimer et à servir Dieu sont une source de joie et de d’encouragement pour les chrétiens du monde entier.

Oui, à l’aube de dé-confinement, rechoisissons le chemin de la Sainteté, ensemble et à la suite de la Vierge-Marie. 

 

« Je me souviens toujours avec émerveillement de cette femme atteinte à 40 ans d’un cancer d’estomac dont elle mourra, et elle le savait et elle attendait sa mort avec une parfaite sérénité, mais jamais elle ne recevait qu’en blouse de soie, dans son lit, femme de condition modeste d’ailleurs, parce qu’elle ne voulait jamais imposer aux autres la vision de sa maladie.

Elle voulait être jusqu’au bout un visage souriant, accueillant et qui rende témoignage de la splendeur de la vie.

C’est cela, la sainteté.

La sainteté, c’est d’être la joie des autres. La sainteté, c’est de rendre la vie plus belle.

La sainteté, c’est d’être un espace où la liberté respire. La sainteté, c’est de conduire chacun à la découverte de cette aventure incroyable qui est la nôtre, d’être chargés du destin de Dieu.

La pauvreté évangélique, c’est la pauvreté de Dieu. Et si Dieu nous demande d’entrer dans cette pauvreté, c’est parce que c’est la seule grandeur authentique.

Il n’y a de grandeur que dans l’amour, dans le don de soi ! 

Aimer, c’est justement se vider de soi, être pauvre de soi, faire de soi un espace où l’on puisse respirer sa vie.

Mais cette pauvreté, justement parce qu’elle est en Dieu dans sa source infinie, parce que nous ne pourrons jamais être aussi pauvres que Dieu, nous ne pourrons jamais être la pauvreté originale, nous pouvons nous acheminer vers ce dépouillement et toujours en accroître la générosité, mais jamais nous ne serons aussi pauvres que Dieu même.

Mais enfin, si Dieu nous appelle à ce bonheur qui est joie du don total, c’est justement parce qu’il veut notre grandeur et il y met le comble lorsqu’il nous confie sa vie, lorsqu’il remet entre nos mains son destin dans l’histoire.

Car Dieu ne peut pas être une réalité de l’histoire, une présence qui compte dans l’histoire, une présence qui chemine dans les rues, une présence que n’importe quel homme de la rue puisse reconnaître, si elle ne passe pas par nous, nous qui sommes l’insertion temporelle de Dieu dans l’univers visible et, si nous manquons à cet appel, Dieu est comme annulé, effacé, inexistant dans l’expérience humaine.

Et cela, qui est pour moi l’unique motif de l’espérance chrétienne, c’est non pas d’attendre le bonheur pour soi, mais de délivrer l’amour des limites où nous l’enfermons, des caricatures dont nous l’affublons, de délivrer l’amour qui est asphyxié par notre narcissisme, de le délivrer pour qu’enfin il puisse respirer à travers nous et se communiquer à tous.

Eviter le mal, c’est éviter de tuer Dieu, c’est éviter de le crucifier. Accomplir le bien, c’est le décrucifier, c’est le faire naître, c’est revivre le mystère de l’Annonciation et de la Nativité et, dans les mots de l’Evangile, devenir la mère de Dieu.

Il n’y a peut-être pas de paroles dans l’Evangile qui soit plus émouvante, quand on y pense, que cette parole de Jésus : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, et ma sœur et ma mère. »

Il s’agit donc d’être le berceau de Jésus, de lui donner en nous une humanité de surcroît, de le laisser en nous envahir tout notre être pour qu’il soit une présence actuelle dans l’histoire d’aujourd’hui.

Si nous cherchons une aventure, en voilà une à notre taille et qui sollicite notre amour, tout le jour et toute la nuit, car il n’y a pas un instant où notre absence, notre indifférence ou notre refus ne mette en péril la vie de Dieu dans l’histoire. Et, pour les hommes, ce qui n’entre pas dans l’histoire n’est rien, puisque c’est inaccessible et invérifiable.

Pour que Dieu soit une Présence effective aux hommes d’aujourd’hui, il faut que nous taillions en nous un berceau tout neuf à chaque battement de notre cœur.

Et cela est vrai, et c’est en cela que se voit la grandeur de l’Evangile, cette grandeur immense, incroyable, paradoxale, magnifique, car aujourd’hui, si l’homme est un créateur comme le marxisme le souhaite, s’il est un créateur comme nous le voulons, s’il est une origine, s’il est un commencement, s’il porte le monde dans sa main, s’il a à l’achever par son amour, c’est dans l’impossibilité radicale de s’exalter.

Il n’a pas à monter par-dessus sa tête comme le surhomme de Nietzsche ou à s’écraser lui-même d’un effort impossible, car le chrétien sait que la seule grandeur, c’est le don de soi, que la seule grandeur, c’est la générosité, qu’il ne s’agit pas de dominer mais de se donner.

Alors, la grandeur et l’humilité, c’est une seule et même chose parce que la grandeur est de s’évacuer de soi, et que l’humilité, c’est simplement de ne pas se regarder parce qu’on est tout entier un regard vers l’autre.

Nous avons donc une oeuvre immense à accomplir parce qu’il est d’une urgence infinie pour que le règne de Dieu s’accomplisse que notre consentement soit donné sans défaillance, à chaque minute, dans les plus petites choses.

Ce sont les toutes petites choses qui ont des conséquences infinies.

Le vrai mal n’est pas de tuer, de violer, de saccager, ce qu’on ne fait jamais que dans un état de violence irrationnelle, le vrai mal, ce sont ces coups d’épingle adroitement assénés sous l’hypocrisie d’une charité mensongère. Ce sont ces toutes petites choses qui égratignent, qui effritent l’amour, qui essaient de le vaincre et qui, finalement, entraînent la désagrégation de toute l’existence.

Alors, il s’agit, pour entrer dans ces nuances de l’amour, d’apporter aux autres le sourire de Dieu, d’être gracieux des pieds à la tête pour manifester l’état de grâce, en apportant partout ce rayonnement de la beauté et de la bonté de Dieu.

En tout cas, il est impossible de comprendre l’immensité de la vocation chrétienne et cette soif de grandeur que le Christ a pour nous sans laisser entrer en nous la parole la plus bouleversante qu’il nous ait dite : « Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, et ma sœur et ma mère. »

Si chacun de nous se consacre à cette divine maternité, si chacun de nous comprend qu’il a à devenir le berceau de Dieu, alors le mystère de la Vierge sera pour nous un mystère brûlant d’actualité!

Nous comprendrons que c’est réel aujourd’hui et à chaque instant de notre vie et qu’aujourd’hui, et chaque jour, et à chaque minute, et à chaque battement de notre cœur, le Verbe, à travers nous, veut se faire chair pour habiter parmi nous. » 

Amen. 

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